Search and Hit Enter

Argenteuil : des centaines de personnes défilent en mémoire du jeune décédé

Durant l’après-midi du 21 mai, des centaines de personnes ont participé à une marche blanche à Argenteuil (Val-d’Oise) pour rendre hommage à un jeune décédé dans la nuit du 16 au 17 mai, au guidon de sa motocross.

Le cortège, dans lequel les jeunes étaient nombreux, est parti de l’entrée de la cité Champagne pour rejoindre le lieu du drame, dans une rue d’un quartier pavillonnaire de la ville. Les participants ont organisé une minute de silence puis ont applaudi, à l’endroit de l’accident.

Certains ont brandi des pancartes «Lumière(s) pour Sabri», plusieurs s’interrogeant au sujet de la présence d’une voiture de police à proximité du drame. Selon l’AFP, de nombreux participants ont mis en cause la voiture de la Brigade anticriminalité (BAC) d’Ermont dans l’accident.

Le père du jeune défunt, en pleurs, a remercié les participants et de nouveau appelé au calme après plusieurs nuits d’émeutes. La marche s’est terminée sous les applaudissements dans le quartier du Val-d’Argent Nord, où réside la famille de la victime et où des violences ont éclaté les 17 et 18 mai. Une enquête a été ouverte le 17 mai par le parquet de Pontoise pour déterminer les circonstances de l’accident, dans une rue étroite et non éclairée où le conducteur de la moto, non-casqué, «se serait déporté sur le trottoir», avant de percuter un poteau. Les premiers éléments de l’enquête indiquent qu’il n’était pas poursuivi par la voiture de la BAC et confirment une «absence de choc» entre les deux véhicules, selon le parquet.

La famille de la victime a malgré tout annoncé le 18 mai son intention de déposer plainte. Le conseiller municipal de Seine-Saint-Denis Madjid Messaoudene a laissé entendre, au micro de RT France, que la police pourrait avoir joué un rôle dans l’accident : «Beaucoup de jeunes meurent en croisant le chemin de la police. Sa famille demande donc la justice et la vérité sur ce qui s’est passé.» Le candidat à la mairie de Paris pour La France insoumise et ex-footballeur, Vikash Dhorasoo, a lui expliqué qu’il y avait «un rapport à la police qui [était] compliqué dans les quartiers populaires». «Il faut que ce rapport là cesse», a-t-il ajouté pour RT France.

Originaux: RT – Fr