Search and Hit Enter

Experts israéliens – Peu probable que le COVID-19 disparaisse en été

France recorded a 70 per cent rise in cases over Monday night, with more than 1,200 patients now known to have caught the deadly infection.

Due to the current shortage of manufactured hand sanitizer, the health ministry gave the green light to produce hydro-alcoholic gels themselves to fight against the outbreak

La mesure de mise en quarantaine générale pendant 14 jours pour toute personne arrivant de l’étranger va probablement rester en vigueur pendant plus longtemps que les deux semaines prévues, a prédit un médecin spécialiste. Selon lui, il est peu probable que le virus disparaisse pendant l’été.

La plupart des restrictions sur le coronavirus en Israël sont sans durée limitée, mais le Premier ministre Benjamin Netanyahu et ses ministres ont imposé les nouvelles règles de quarantaine pendant 14 jours. Le professeur Allon Moses, directeur du Département de microbiologie clinique et des maladies infectieuses au centre médical Hadassah, a déclaré au Times of Israël : « Il y a de grands risques que cela soit prolongé ».

Ces nouvelles restrictions ont été imposées après que le président Donald Trump a semblé se moquer des craintes suscitées par le coronavirus. Il a tweeté lundi : « Donc l’année dernière, 37 000 Américains sont morts de la grippe normale. Il y a en moyenne 27 000 à 70 000 décès par an. Rien n’est fermé, la vie et l’économie continuent. Actuellement, il y a 546 cas confirmés de CoronaVirus, avec 22 décès. Réfléchissez là-dessus ! »

Netanyahu, souvent d’accord avec Trump, adopte une attitude totalement différente face au coronavirus. Il a souligné lors d’une réunion du cabinet dimanche qu’il s’agit « d’une pandémie mondiale, même si cela n’a pas encore été déclaré officiellement ». A travers l’ensemble du gouvernement intérimaire israélien, il y a la conviction que le coronavirus est d’une toute autre sorte que la grippe saisonnière.

Moses a déclaré que la raison pour laquelle Israël a recours à des mesures qui n’ont jamais été utilisées même contre les souches les plus dangereuses de la grippe, pendant la grippe porcine de la pandémie de 2009, est que le COVID-19 a pris l’humanité par surprise. Les gens ont développé un peu d’immunité contre la grippe même s’il n’ont pas été vaccinés, mais ils sont sans défense contre le nouveau virus, a-t-il dit.

Dans ce contexte, Moses a expliqué que « si nous voulons continuer à ne pas avoir beaucoup de cas, nous devons être extrêmes dans nos mesures. Cette restriction pour tous les Israéliens de retour et sur chaque touriste est importante, et je la soutiens ».

Netanyahu a annoncé lundi soir : « Après un jour de discussions complexes, nous avons pris une décision. Quiconque arrive en Israël de l’étranger entrera en quarantaine pendant 14 jours. C’est une décision difficile mais elle est essentielle pour maintenir la santé publique, qui est plus importante que tout ».

Moses n’a pas voulu prédire combien de temps la restriction va durer, mais il a dit qu’il faudra du temps pour contrôler le virus. Il a également émis un doute sur la théorie que la chaleur de l’été arrêterait sa propagation.

Il a déclaré : « Il est possible que la maladie s’estompe d’elle-même quand l’été arrivera et au changement de saison. Cela s’est produit avec le SARS en 2003, mais cette option est maintenant peu probable parce qu’il y a tellement de personnes malades [dans le monde] ».

Moses pense qu’il est plus réaliste d’estimer qu’Israël maintiendra ses règles d’isolation stricte pour les éventuels porteurs du virus jusqu’à ce que deux semaines se passent sans que personne ne soit infecté, et alors, la crise sera finie. Une troisième possibilité, a-t-il dit, est que le virus ne soit pas contenu jusqu’à ce qu’un vaccin soit disponible.

« Ce n’est pas la grippe, a-t-il souligné. La grippe est une maladie différente, et une bonne partie de la population a d’anciens anticorps et est immunisée. Nous sommes confrontés à la grippe depuis 100 ans, donc la population mondiale a développé une immunité contre la grippe, même si c’est une souche différente. Le coronavirus est différent et donc les mesures doivent être plus extrêmes ».

Tomer Hertz, un chercheur spécialisé dans le système immunitaire, pense que le taux de mortalité élevé du coronavirus est le principal facteur qui le distingue de la grippe porcine. « La principale différence entre la grippe porcine et celle-là, c’est le taux de mortalité, qui est calculé sur le nombre de décès comparé au nombre de cas », a-t-il dit.

Selon ses calculs, environ 0,1% de gens avec la grippe, dont la grippe porcine, meurent à cause de la maladie, mais pour le coronavirus, les estimations sont supérieures à 0,6 % – et il prédit que le chiffre final tournera autour de 1 %. Environ 10 % des personnes souffrant du coronavirus sont hospitalisées, ce qui constitue un pourcentage élevé pour une maladie infectieuse, a-t-il dit.

Le Syndrome Respiratoire du Moyen Orient, également appelé fièvre du chameau ou MERS, et le Syndrome respiratoire sévère aigu (SARS) sont « plus mortels, mais certainement pas aussi infectieux ».

Comparer le coronavirus à la grippe et à d’autres syndromes respiratoires explique la position actuelle dure du gouvernement, a déclaré Hertz, qui est à la tête de la microbiologie, de l’immunologie et de la génétique de l’université Ben-Gurion du Negev. S’il n’est pas contrôlé, le coronavirus pourrait paralyser le système de santé d’Israël comme cela n’a jamais été le cas à cause de la grippe porcine ou d’autres crises sanitaires, a-t-il prévenu.

« Même avec 10 % des gens atteints du coronavirus nécessitant un traitement médical, il pourrait ne pas y avoir assez de lits, a déclaré Hertz. Les services hospitaliers en Israël sont maintenant à 80 % de leur capacité et il n’y a pas beaucoup de lits disponibles ».

Il a prévenu que le combat contre le coronavirus vient encore de se compliquer, dans la mesure où des officiels ont annoncé dimanche qu’ils avaient trouvé le virus chez un homme qui n’avait pas été à l’étranger ou en contact avec une autre personne infectée, le premier cas du genre en Israël depuis le début de l’épidémie.

« Une fois que le virus se propage dans la communauté, c’est très difficile de savoir où il se trouve », a déclaré Hertz.

« C’est le premier signe de la propagation dans la communauté, qui est la prochaine phase, au cours de laquelle nous n’avons pas de chiffres précis et nous ne savons pas qui est où. Très rapidement, on peut se retrouver dans une situation où vous avez des cas non recensés qui se baladent dans la nature en infectant d’autres personnes ».

Header: Chemists preparing hydroalcoholic gel at a makeshift production line in Paris today.