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Les centres Covid-19, des structures temporaires pour désengorger les hôpitaux

En France, de plus en plus de structures se transforment temporairement en centres de soins médicaux pour contenir l’afflux de malades dans les hôpitaux.

Reportage à la Seyne-sur-Mer dans une école maternelle réaménagée pour l’occasion.

Eviter la saturation des services de soins intensifs : c’est l’objectif prioritaire des autorités sanitaires. Alors que de nombreux malades du coronavirus sont évacués par TGV médicalisés depuis les hôpitaux de l’est de la France vers des régions moins touchées, des structures hybrides sont mises en place partout dans l’Hexagone : les centres Covid-19.

A la Seyne-sur-Mer (Var), une école maternelle transformée en centre de consultation a ouvert ses portes. Point de pupitres ni de tableau noir. Une trentaine de patients choisissent chaque jour cet établissement pour se rassurer et, parfois, se faire dépister.

Souira est venue accompagner son père, fatigué ces derniers jours et qui se plaint de courbatures. Tous les deux sont, dans un premier temps, pris en charge par une infirmière. Et toutes les questions sont bonnes à poser en cette période d’épidémie.

«On leur demande s’ils ont des courbatures ou de la fièvre, s’ils ont perdu l’odorat, s’ils ont des antécédent cardiaques… Mais attention, on leur met des gants et un masque et on les fait se désinfecter les mains», indique la soignante.

Aucun risque n’est pris pour éviter de contaminer les patients et le personnel médical. Le matériel est livré par des industriels et laboratoire proches de la structure.

«On ne dépiste que ceux qui ont une maladie chronique et qui rentrent dans les critères de dépistages»

Puis vient le temps du premier examen : prise de température, tension, ou encore calcul de la fréquence respiratoire. «Les gens qui viennent ici pourrait aller à l’hôpital, donc c’est toujours ça qui n’encombrera pas les urgences. On ne dépiste que ceux qui ont une maladie chronique et qui rentre dans les critères de dépistages mais pas les jeunes en bonne santé», assure Wilfrid Guardigli, un des médecins du centre qui sont les seuls à pouvoir prendre la décision de dépister ou non un patient.

La moitié des soignants volontaires

Pour Mohamed, diabétique, avec des problèmes récurrents au cœur, un test est nécessaire. Il se plie donc aux consignes des infirmières. Trois d’entre elles sont présentes du lundi au vendredi au sein de ce centre Covid-19, accompagnées de trois médecins libéraux et d’une coordinatrice.

Pour la moitié des effectifs, il s’agit de volontariat. Souira se félicite de ce dispositif : «Je trouve cela très bien, cela désengorge les hôpitaux, c’est une bonne initiative du maire. Ma mère a aussi des problèmes cardiaques donc je compte bien la ramener demain.»

La création de ces centres de soins survient alors que l’inquiétude grandit sur une possible pénurie de certains médicaments, comme l’explique sur l’antenne de RT France Frédéric Bizard, économiste de la santé, président Institut santé.

Originaux: RT France