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Nantes : vacciné avec AstraZeneca, un étudiant meurt d’une thrombose, une enquête ouverte

Un étudiant en médecine de 26 ans a été retrouvé mort le 18 mars à Nantes, dix jours après avoir été vacciné avec le vaccin anti-Covid d’AstraZeneca, comme le rapporte Ouest France, qui précise que le rapport d’autopsie évoque «une hémorragie interne causée par une thrombose».

«L’enquête a permis d’établir que la personne décédée avait été vaccinée contre la Covid-19 (Astra Zeneca) le 8 mars 2021. Une autopsie médicolégale a été réalisée le 19 mars 2021 dont les conclusions ont été communiquées au parquet le 22 mars», a détaillé dans un communiqué le 23 mars le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès. «Afin de préciser les causes et les circonstances de la mort, il est apparu nécessaire de procéder à des analyses complémentaires. En l’état, il convient d’attendre les conclusions de ces expertises pour déterminer avec certitude les causes du décès», ajoute le magistrat.

Dans la matinée, faisant état de l’enquête judiciaire et de l’autopsie pratiquée sans davantage de précisions, l’Agence régionale de Santé (ARS) des Pays de la Loire avait indiqué qu’«un signalement a été effectué auprès de la pharmacovigilance et de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), comme cela est prévu par la procédure».

Une «investigation clinique approfondie» encore attendue

Dans un communiqué diffusé le 22 mars au soir, l’ANSM avait simplement annoncé que «dans le cadre de notre surveillance renforcée des troubles thromboemboliques, nous avons été informés d’un cas de décès d’une personne de 24 ans [26 ans en réalité selon le parquet] plusieurs jours après une vaccination avec le vaccin AstraZeneca». A ce stade, aucun élément ne permet de conclure en faveur du rôle du vaccin. «Ce cas de décès fait l’objet d’une investigation clinique approfondie par les Centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV)», a précisé l’agence nationale.

Etudiant en sixième année de médecine et interne au CHU, Anthony R. a été retrouvé par les pompiers vers 18h le 18 mars, alors que ses proches s’inquiétaient car il ne donnait pas de nouvelles. Les secours ont également mis la main sur un document indiquant qu’il avait été vacciné le 8 mars avec le vaccin AstraZeneca. Son frère a expliqué à Ouest France l’avoir eu au téléphone pour la dernière fois le 17 mars au soir : «Mon intime conviction, c’est que le vaccin a déclenché la thrombose qui a causé sa mort. Je veux bien que l’on me dise tout ce que l’on veut, mais je vous mets au défi de trouver une personne qui a une thrombose à 24 ans», a-t-il assuré au quotidien local. Anthony avait 1,7 litre de sang dans le ventre

«Les médecins nous ont dit qu’Anthony avait 1,7 litre de sang dans le ventre.»

La seule consolation, c’est qu’il est décédé dans son sommeil. On se raccroche à ça : au moins, il n’a pas souffert», a poursuivi le frère de la victime. ce dernier insiste sur le fait qu’Anthony R. «prenait soin de lui».

«Il faisait attention à ce qu’il mangeait, il faisait du sport. Surtout, il n’avait aucun antécédent médical, aucune maladie, rien. Il était en parfaite santé. Alors ce vaccin, c’est la seule branche à laquelle on peut se raccrocher pour comprendre ce qui s’est passé», a expliqué le frère.

Selon l’ANSM et le fabriquant AstraZeneca, les cas de thromboses après injection de ce vaccin sont nettement moins fréquents que la moyenne dans la population. Cela ne veut pas dire pour autant que le vaccin est sans effets indésirables. En France, les données du régulateur des médicaments montrent qu’ils sont plus fréquents à être signalés chez des vaccinés AstraZeneca (0,66%) que Pfizer/BioNTech (0,19%) ou Moderna (0,12%).

L’ANSM a précisément listé dans son dernier rapport 4 184 cas d’effets indésirables depuis le début de la vaccination avec AstraZeneca, et «13 cas d’événements thromboemboliques (pour plus de 1 041 000 injections)».

Après une suspension temporaire dans plusieurs pays de l’UE, l’Agence européenne du médicament (EMA) a jugé le 18 mars que le vaccin AstraZeneca était «sûr et efficace», ajoutant néanmoins que «la possibilité de lien entre le vaccin et des cas de coagulation intravasculaire disséminée et de thrombose veineuse cérébrale ne peut être écarté». La France, parmi d’autres, a repris la vaccination, alors que certains pays ont fait le choix de poursuivre la suspension.

Originaux: RT – FR